Pour gagner la bataille de l’intelligence artificielle, multipliez les geeks légaux!

Comprendre la discipline juridique semble souvent brusque pour les non-initiés. A travers mes chroniques, j’essaie de démocratiser le droit numérique, un sujet qui n’est pas suffisamment enseigné et qui est un sujet de recherche inaccessible à mon avis. Au contraire, l’application du Règlement général européen sur la Protection des données (RGPD) rend son impact visible pour tous, y compris les citoyens, les associations, les entreprises de toutes tailles et même au-delà des frontières de l’Union européenne. Pour gagner la bataille de l’intelligence artificielle, le droit numérique doit intégrer de plus en plus d’autres disciplines notamment l’informatique et la psychologie cognitive. Logique, probabilités, la perception, le raisonnement, l’apprentissage et l’action sont les ressources qui servira de dénominateurs communs.

L’avocat augmentée

Beaucoup de professionnels du droit sont injustement connus comme des empêcheurs de tourner en boucle, à l’exception des entreprises disposant d’une expertise essentielle; ils sont encore trop souvent sollicités en fin de projet, ou pire encore au stade final: le contentieux. Aujourd’hui, les technologies juridiques (LegalTech) ciblent 65% des avocats et des grandes entreprises.

Contrats intelligents( contrats basés sur la blockchain), échange sécurisé de documents, applications mobiles pour accéder aux décisions de justice ou à la relation client, Analyse (données, contrats, etc.), aides à la prise de décision, chatbot et robots juridiques, scénario avec un pirate de données juridiques tout est fait pour améliorer les professionnels du droit dans ce segment.

L’hypothèse d’un tribunal automatique de justice prédictive interroge l’avenir de la justice.

Ici encore, c’est la compréhension de la discipline, de l’état de droit, qui permet de trouver le juste équilibre entre les technologies et les besoins de la société, dans ce cas, il est important d’écouter les parties et l’intelligibilité de la prise de décision.

Consciente de ces enjeux des innovations technologiques dans le fonctionnement de la justice civile, la Commission des lois du Sénat a organisé le 18 juin un forum sur les technologies de la loi pour nourrir sa réflexion sur la réforme de la justice. Le Conseil Constitutionnel a fermé la porte à la justice automatisée dans sa récente décision sur la Loi sur la protection des données personnelles. Talon d’Achille des technologies du droit: la formation. Seulement 10% de ces initiatives s’adressent aux étudiants en droit, alors comment gérer cette question pour gagner la course à l’intelligence artificielle?

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